mardi 21 août 2007

Briançon, part 2

[5 août 2007]
Au programme de la journée, la via ferrata de la croix de Toulouse. Un lever matinal est donc programmé, histoire de ne pas se farcir la grimpette en plein soleil. Lever matinal donc, à 9h30 (non, ne riez encore pas...). Bon petit dejeuner histoire de prendre des force, zou chez le loueur de matériel, et zou encore au parking du départ. Il est 11h30 quand on a enfilé les chaussures et qu'on est prêt à partir. Et là, je vous propose deux versions de notre formidable ascension : la version "ouah, ils sont trop forts !!!" et la version "mais quels boulets !!!". Au choix, à vous de voir...

Première version "ouah, ils sont trop forts !!!"
Nous voilà prêts à partir. Les panneaux nous indiquent bien clairement le chemin, et nous entamons la marche d'approche. Un immense pierrier s'annonce face à nous. Courageusement, nous amorçons la montée. Les pierres nous glissent sous les chaussures, mais rien ne nous arrête : ni la sueurs dégoulinant de nos front ni l'instabilité des pierres ne nous effraie. Pas une ombre à perte de vue, un mur de pierre devant nous, la falaise à une centaine de mètres ; au dessus de nous. Nous arrivons à peine essouflés au démarrage de la voie. Nous passons de justesse devant une petite famille, et nous débutons la "vraie" grimpette. Le vide ne nous impressionne pas, nous survolons Briançon fiérement, accrochés par deux petites longes à la crête. Le soleil tape, mais nos casques nous protègent !!! Après quelques arrêts durant lesquels Seb, au peril de sa vie, s'arrête pour prende quelques photos, Nous arrivons en haut de l'arête. Une vue splendide s'offre alors à nos yeux. Sans se soucier de nos cuisses et de nos mollets, qui nous tiraillent un peu, nous empruntons le petit sentier forestier qui nous ramène à la voiture. Après une descente au pas de course, nous rentrons au chalet, l'appetit bien ouvert, savourer le festin que nous a préparé Suzette.

Version "mais quels boulets !!!"
Une fois les chaussures lacées, nous passons bien 10 min à trouver le bon sens du chemin. Matt ne se souviens plus trop du départ. Les panneaux semblent indiquer une bifurcation vers la droite, qui nous amène face à un immense pierrier. Un peu étonnés de ce curieux itinéraire, dont Matthieu cette fois-ci ne se souvient vraiment pas, nous l'empruntons quand même. Une montée digne de l'ascension du mont Choungui, en pire car en plein soleil, débute. Moults arrêts pour souffler (Matthieu est dégoulinant devant moi, j'entends Seb souffler derrière, moi ça va :)). Quelques hésitations quand même, Matt se souviens d'un petit sentier en forêt, ça ne ressemble vraiment pas... On arrive à des endroits où c'est limite de l'escalade, bon, après tout on est venu pour faire du sport, mais faudrait quand même pas qu'on soit épuisés avant même d'avoir commencé la voie...
Après 30 min d'ascension, on arrive enfin au départ, Matt est crevé, Seb ne dit rien (il respire). On passe tout juste devant une petite famille (ce serait con quand même, après tout ça, de rester bloqués derrière eux). A noter quand même, ils n'étaient pas devant nous sur le pierrier...
On commence la via ferrata. Finalement, j'ai un peu le vertige... La vue est très belle tant qu'on ne se dit pas qu'on a que du vide en dessous. Seb s'arrête pour prendre quelques photos, qu'on ne verra jamais puisqu'il a dû les perdre en route !!! Il est midi voire plus, on crêve de chaud. La montée est sympa quand même, un peu technique mais pas trop, juste ce qu'il faut pour se sentir quand même en sécurité. On arrive enfin en haut, et c'est vrai que la vue est splendide.
La redescente est bien raide Matt claudique un peu... De retour à la voiture, Seb va faire un détour à notre "départ", pour nous confirmer que le vrai chemin était bien à 3m derrière le pierrier qu'on a pris !!
On arrive au chalet affamés, pour manger les melons et salades de carottes préparés par Suzette. On aurait bien aimé des pâtes....

Voili voilou, l'après-midi se poursuit par une petite sieste, puis une balade dans Briançon. Ascension des remparts, puis goûté dans une petite crêperie bien sympa.
On redescent juste pour poser Seb dans son train de nuit, lui dire au revoir, et le laisser courageusement monter dans le four qui attend vraisemblablement depuis quelques heures en plein soleil...
Il arrivera sans encombre à Paris le lendemain à 6h30.

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