mercredi 26 mars 2008

Weekend de Paques

Ce weekend nous avons fait le plein de neige, de poudreuse, de montagne, de quoi repartir requinqués vers notre grisaille parisienne.
Du ski comme je n'en avais plus fait depuis bien 3 ans (neige jusqu'aux genoux, premières traces dans la poudreuse avec cette impression magique de voler sur la neige légère...)
Des randos superbes, dans le calme et le silence de la neige qui tombe, à entendre seulement nos pas faire crouncher la neige toute fraiche...

Un peu de ciel bleu malgré tout




Annecy sous une lumière magnifique (de la fenêtre de chez maman)
Une dernière rando lundi épuisante, à marcher dans 1m minimum de poudre toute légère dans laquelle, y'a pas photo, nous aurions été nettement mieux en skis de randos qu'en raquettes parce que on s'est très vite épuisé à faire la trace.

On a même joué un peu les prolongations, parce que je pensais avoir pris (comme d'hab) des billets de nuits pour rentrer bosser hier matin, mais je me suis plantée, on ne partait que mardi à 5h... alors évidemment avec la neige qui n' a pas arrété de tomber pendant trois jours, notre train avait du retard et on est tous les deux arrivés bien à la bourre mardi au boulot....

lundi 10 mars 2008

Week-end à Annecy

Ca fait un bail que je n'ai pas écrit de post sur ce blog, alors je me charge ce coup-ci de raconter notre premier week-end en dehors de Paris (enfin !) depuis les vacances.

Nous prenons donc le train samedi matin à 6h50 et voyageons séparement car Emilie a utilisé l'un de ses voyages gratuits et est donc en 1ère classe tandis que je reste avec la populasse (dont la plupart des spécimens est équipée de ski et descends à Chambery) en 2nd.

Assez rapidement, après avoir consulté la météo, préparé les sacs et un pic-nic, nous sommes partis en randonnées, Cathy, Christophe, Emilie et moi. Nous sommes allé faire une partie du circuit de la Tetaz, en partant de Le Sapey pour aller à Notre-Dame-Des-Neiges, dont un tronçon est commun avec le GR96.
Bien qu'au départ on avait assez peu de neige, en arrivant au refuge de la Tetaz 250m plus haut, il y avait 5cm partout.
Nous y avons déjeuné (tard) dans un décors vraiment superbe.

Déjeuner au Refuge de la Tétaz

Portrait de Cathy

Portrait d'Emilie

Le refuge étant situé à l'extrémité de l'arrête du Sapey, après le déjeuner nous sommes passé sur le versant Nord. Là, j'ai ouvert la voie dans 10 à 20cm de neige sur un chemin par endroit très escarpé qui n'avait pas du tout été emprunté et sur lequel il n'y avait d'autres traces que celle d'une bête.
C'était un plaisir immense que de suivre ce chemin, à la fois en se méfiant de ne pas glisser dans la pente parfois forte et en admirant ce paysage immaculé et splendide.

Une fois retrouvé le GR, le chemin était large (route forrestières) et traçé et nous y avons croisé des groupes de 3 militaires, au pas de course. Il s'agissait de réservistes de l'armée Suisse en train de faire une course commando. Arrivé à Notre-Dame-Des-Neiges, qui servait de check-point aux militaires, nous avons fait une courte pause et sommes repartis.

De retour à Annecy, nous avions 40 minutes pour prendre nos douches et nous rendre au ContreSens, restaurant dont j'ai beaucoup entendu parler par Emilie, pour fêter l'anniversaire de Christophe.
Ambiance très sympa, service très bien et contenu des assiettes/pot à conserve/poelons/planche très bon. Le petit Madiran 2005 plein fruit était un très bon choix de Christophe.

Dimanche matin, Emilie et moi nous levons à 7h00 pour aller au ski (bah oui quand même !). Comme la neige sur La Clusaz est annoncée encore pire que la météo, Cathy propose que nous allions à Flaine. Beaucoup plus loin mais plus haut et annoncé avec de la neige douce.

On a eu de la bonne neige et du soleil toute la matinée. Moi, j'ai beaucoup apprecié de découvrir une nouvelle station. Les pistes étaient faciles (j'me suis remis en jambe tranquillement) et c'est bien là un premier reproche que l'on peut faire à cette station : les rouges sont des bleues, y'a que 2 noires (fermées, sic!) et c'est la première fois que j'en vois qui remontent en plein mileu ! (ce que c'est chiant !). Par contre, y'a beaucoup de hors pistes possible mais ça manque de pente. J'imagine pas passer plusieurs jours sur cette station, l'ennuie !

La station en elle-même est très belle et la vue sur le Mont-Blanc est superbe.

Le Mont-Blanc vu depuis le sommet de Flaine

Le Mont-Blanc vu depuis le sommet de Flaine

On a eu très peu de monde. Par contre, c'est cher (et en plus, "on ne fait pas les réductions pour toutes les cartes que les français ont dans leurs poches", sympa...). D'autant que nous n'avons skié que 3 heures. Nous avons rendu nos forfaits à la demi journée puis picniqué dans la neige avant de prendre la voiture pour Annecy (et pris la nationale plutôt que l'autoroute).

Au final, Flaine est une station familliale de luxe et nous sommes tous les deux prêts à essayer autre chose :)

Peu après notre retour à l'appartement de Cathy, Thomas et Sophie (et le chien!) sont arrivés. On est allé voir la nouvelle voiture ("mais c'est un char que t'as pris!" dixit Cathy) et faire un tour autour du lac. Pumpkin s'est engueulé avec les cygnes et nous avons admiré les canards et le bal des hélicos (neige dure ??). Retour maison chassé par la pluie. Papotage, gateau, et finalement douche après le départ de Thomas et Sophie alors que Cathy accompagnait Christophe à la gare.

Comme nous avons pris le train de nuit, nous avons eu le temps d'aller voir un film au Nemous : Soyez gentils, rembobinez. Très très drôle et même Emilie que l'on a trainé par les cheveux a aimé :)

Pour le retour, Emilie qui avait une place en 1ère mais ne souhaitait pas être seule a eu la chance de pouvoir bénéficier de LA place libre dans ma cabine de 2nd.

Edit [15/03/2008 09h00] : correction des fautes

lundi 3 mars 2008

Le Noma

Je préviens, article d'Emilie, pas de Seb (pour Flo notamment). Lui est toujours au boulot, il ne servira pas de souffre douleur ce soir.

Journée dure... Les lundis, c'est à la base des journées pas faciles, très chargées "temporellement" et "émotionnellement". Le lundi, c'est le service de chirurgie maxillo faciale, je suis rattachée au centre des maladies rares. J'en vois, des choses difficiles, mais personne ne m'oblige à faire ce boulot, je ne vais donc pas m'en plaindre.
Mes journées se partagent entre mes consultations et celles auxquelles j'assiste (celles des chirurgiens, parce que je ne suis dans le service que depuis 3 mois alors je suis encore en mi formation), généralement beaucoup plus éprouvantes que les miennes...

Mais là c'est les vacances scolaires de Paris, moins de consultations, plus de temps pour faire des recherches (et ça fait partie du boulot hospitalier), donc... Donc je me colle (avec intérêt) à ce sujet dont m'a parlé ma collègue, la maladie du Noma. Partie faire des expéditions humanitaires au Bénin (reconstructions chirugicales de fentes labio palatines, majoritairement), elle a vu défiler pas mal d'enfants également atteint de ce fléau très peu connu, et pour cause.

Je tape "noma" dans pubmed mais ne trouve aucun article scientifique accessible gratuitement. Je vais donc sur google, et trouve très facilement des sites, et des images... absolument monstrueuses... (non non, je ne mets pas de lien, vous irez chercher en connaissance de cause si vous y allez)

Ames sensibles, ne recherchez rien. C'est horrible. Mais tout horrible que ça puisse être, ça existe, et je ne connaissais pas cette maladie...

Noma vient du grec nomein, ronger. C’est une maladie bucco-dentaire qui touche essentiellement les enfants entre 2 et 6 ans. Aujourd’hui, on ne connaît pas bien son pourquoi, on ne sait pas si c’est bactérien ou viral. Mais on commence à bien connaître les facteurs favorisants : ce sont la malnutrition, les problèmes d’hygiène, le manque de vaccination et les fièvres récurrentes. La maladie peut se déclencher à la suite d’une rougeole ou d’un paludisme. Mais le noma est souvent la conséquence d’un sevrage brutal ou mal géré. Au Mali par exemple, l’enfant est accroché tardivement au sein de sa mère, jusqu’à l’arrivée d’un nouvel enfant. À ce moment-là, l’aîné intègre la cellule familiale. Et conformément à la tradition, il va être le dernier à manger et devra souvent se nourrir de bouillies coupées d’eau. Il a le ventre plein, mais reçoit peu de vitamines et de calories.

Au départ, le noma est une simple gingivite qui pourrait être soignée avec des bains de bouche et des antibiotiques. Mais à ce stade, la maladie ne se voit presque pas et elle évolue très rapidement. En trois semaines, on passe de la gingivite à la perte des tissus mous. Très vite, une odeur fétide se dégage de la bouche de l’enfant qui est asthénique et ne veut plus manger. Cinq à six jours après se forme un œdème. Cinq à six jours plus tard, une plaque noirâtre apparaît, les tissus pourrissent. Quand la maman se rend compte que quelque chose ne va pas, la maladie est déjà installée. Dans les faits, 80 à 90 % des enfants décèdent avant d’avoir pu recevoir des soins.

Les conséquences pour ceux qui en réchappent sont lourdes. Les séquelles sont nombreuses. Les plus simples sont la perte d’une lèvre, d’une narine... Une séquelle courante est le blocage de la mâchoire. L’enfant ne peut plus se nourrir ni parler. Il en est réduit à manger en aspirant la nourriture entre ses dents. Au bout d’un moment, il y a parfois des améliorations et des cicatrisations naturelles. Mais les conséquences sont aussi sociales. Les malades sont cachés ou sortent le visage masqué d’un bandeau. Les femmes ne peuvent pas se marier. Et on pense que certaines mères ne laissent pas leur enfant vivre...


Voilà. J'ai passé l'après midi à faire des recherches là dessus (pricipalement sur les chirurgies reconstructrices possibles).
Ce soir, je suis un peu barbouillée (sans euphémisme je dirais même completement choquée)...

Finalement je suis heureuse de vivre dans un pays ou les enfants sont choyés, nourris, respéctés avant même d'être sortis du ventre de leurs mères.
Voilà on peut me dire que ça ne sert à rien de s'appitoyer sur la misère du monde, ce n'est pas en faisant un article dessus que ça va aider tous ces enfants, et puis zut quoi, je n'ai qu'à aller faire des chocolats et je n'y penserais plus, mais non là ce soir j'y arrive pas, le chocolat j'ai envie de le manger pour me réconforter en me disant que je ferais mieux de leur en donner, et puis pfou je peux pas leur en donner alors je n'ai qu'à le manger...

Les vrais cas difficiles dans cet hopital, ce sont tous des enfants étrangers. Tous. On a vraiment du bol d'être nés en France.


dimanche 2 mars 2008

Chocolats !!!

Après la série de Noël, les collègues me raclamant à corps et à cris de refaire des chocolats, je me suis relancée dans une nouvelle fournée. En plus maintenant, j'ai un vrai matériel de pro (merci Sophie et Tom).Bon, même sans super matériel, un micro onde suffit...
Donc voilà, pour ceux qui ont envie de crader un peu leur cuisine et de s'en mettre jusqu'aux coudes, voilà quelques idées.

Déjà en fait, il y a quelques principes importants pour tout amateurs de chocolat qui se respecte :
- toujours prendre du "bon" chocolat. Un mauvais chocolat se reconnaît facilement, quand il fond il ne devient pas luisant mais reste tout terne. Eviter donc les sous marques et les trucs de base, qui en plus n'ont même pas le goût de chocolat
- Ne JAMAIS rajoutter d'eau... ça n'apporte rien, ça gâche le gout, ça n'aide pas à le faire fondre... Bref, ça n'a aucun intérêt. On peut éventuellement rajoutter de la crème ou du beurre quand on fait des chocolats genre truffes, mais sinon, et c'est la plupart du temps, le chocolat se suffit à lui même.

Quelques idées...
En y reflechissant, je fais la plupart du temps les chocolats selon trois (voire quatre) types de recettes :

1- les chocolats "simples"
On peut les faire à partir de n'importe quel chocolat, noir, lait, blanc... Personnellement je ne suis pas fan de chocolat blanc tout seul, donc les blancs je les enrobe, mais c'est vraiment selon les goûts de chacun.
-noirs : Dans du bon chocolat noir fondu, rajouter des tas de fruits secs (abricots, figues, raisins, dates, bananes -attention pas les bananes chips, les bananes boudin noirs, sèches-, amandes, noisettes, noix de pécan et noix de cajou...).
Toujours à base de chocolat noir, on peut rajoutter des épices (là par exemple dans les petites étoiles, j'ai mis simplement un mélange d'épice pour faire des gateaux que Delphine m'a ramené d'Allemagne, dedans il y a de la cannelle, de la muscade, de la cardamome, des clous de girofle, du gingembre...)On peut aussi (alors là les goûts sont mitigés, pour ma part j'aime assez mais Seb n'est pas fan) rajoutter des framboises. C'est un essai de cette année, c'est assez surprenant mais avec un bon chocolat de base je trouve ça très bon. -au lait : Avec une base de chocolat au lait (là encore il en faut du qui ait bon goût à la base), on peut aussi rajoutter plein de choses dedans. Du riz soufflé, des corns flakes, des crêpes dentelles (gavottes) en miettes, du pralin (acheté directement en poudre ou fait soi même, là pour le coup j'ai acheté un sachet mais à Noël je l'avais fait à partir des pralines mises en poudre au mixer). On peut les laisser comme ça ou après les enrober de chocolat noir.

-à la pralinoise: C'est vachement bon aussi. Un mélange de miettes de crêpes denteles avec de la pralinoise, succes garanti...

2- les chocolats "bi-goût"
Généralment je pars d'une base au chocolat blanc enrobé de chocolat noir, parce que je trouve que c'est le plus joli... (et c'est surtout très bon).
Du chocolat blanc avec un ingrédient "dur" (amande, noisette, riz soufflé, corn flakes, noix de pécan, pignons...), et un ingrédient "mou" (raisin sec, gingembre confit, orange confite... par exemple). Il ne faut pas non plus mettre trop d'ingrédients différents sinon on ne profite pas de toutes les saveurs, juste un de chaque ça suffit...
Les chocolats au lait rendent aussi très bien enrobés de chocolat noir (là du lait avec du pralin enrobé de chocolat noir)
Et puis le nouvel essai en date d'hier (et c'est super bon), c'est un mélange de chocolat blanc avec des framboises, avec juste du chocolat noir par dessus, comme ça c'est bon mais ça egaye aussi la boite de chocolat avec autre choses que du noir...

3-Les chocolats "truffes"
ça fait toujours bien d'en mettre en peu dans les boites... Mais personnellement je trouve que c'est long à faire, qu'on s'en met partout, et que ça n'est pas forcément meilleurs que les chocolats précédents...
Mais bon, la pate à truffe permet tout autant de variations... et l'intérêt c'est que la consistance est plus molle, alors enrobé de chocolat c'est sympa aussi. Au chocolat noir avec des épices, c'est très bon, avec des sirops aussi de fruits (genre teisser), ça rend pas mal aussi.
Dernièrement j'avais fait une pate à truffe au chocolat au lait, dans laquelle j'avais rajouté des noisettes et des raisin sec, l'ensemble découpé en petits carrés puis enrobé de chocolat noir, ça a été pas mal apprécié.

4- les "enrobés"
ça n'est pas vraiment une "catégorie", c'est un peu triché... je parle d'enrobage quand je fais des orangettes par exemple. c'est très simple à faire, à parir d'orange confites achetées toute prêtes, découpées en lamelles et trempée dans du bon chocolat noir (la prochaine étape c'est faire soi même les oranges confites !!). C'est aussi très bon avec tous les agrumes confits (citron, pamplemousse).
Dans les enrobage j'ai aussi testé plein de trucs, plus ou moins bons d'ailleurs, comme les caramel enrobés de chocolat (j'imaginais que ça allait donner quelque chose du style mi choco, en fait c'était impiossible à manger car le caramel était trop dur, mais ça doit être faisable), ou encore avec des nougats enrobés, c'est pas mal mais je préfère le nougat seul en fait.

Parmi les rattages, le popcorn est à éviter par exemple, il ramolli et c'est très moyen à manger. Le chamallow c'est trop gros et si on les découpe ça colle partout, et en plus c'est pas excellent... La noix de coco en poudre c'est chouette pour enrober des truffes, mais dans le chocolat ça donne une consistance que je n 'aime pas trop. Le muesli croustillant, j'ai tenté aussi mais ça rammoli comme le popcorn et ça ne présente pas un intéret gustatif énorme, les noix et autres fruits à coques sont nettement mieux pour un ingrédient "dur".

Voilà voilà, avec ça il y a de quoi remplir une bonne boite de chocolats !!!